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 Centres et Réseaux Abrités
L’IAGU, compte tenu de l’expérience qu’il a capitalisée dans les domaine de la recherche, de la formation et de la dissémination de l’information scientifique, a été choisi pour abriter la coordination nationale et régionale de réseaux. C’est à ce titre qu’il faut souligner que l’IAGU est une institution d’ancrage du Bureau Régional pour l’Afrique du Programme de Gestion Urbaine (PGU/BRA) dont le siège se trouve à Abidjan (Côte d’Ivoire). Les réseaux qu’abrite l’IAGU s’offrent comme des espaces de rencontre, de discussions et d’échanges entre des acteurs de profils différents autour de questions portant sur l’environnement urbain, les politiques sociales, la lutte contre la pauvreté, etc.
 Institution d’Ancrage du Bureau Régional pour l’Afrique du Programme de Gestion Urbaine (PGU/BRA)
Le Programme de Gestion Urbaine (PGU) est un programme de coopération technique à long terme, initié par les Nations Unies, en étroite collaboration avec les agences de coopération bilatérale, pour renforcer la contribution que les grandes métropoles, les villes et les centres urbains des pays en développement apportent au développement humain, notamment à la croissance économique, au renforcement du capital social, à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et à l’amélioration de la qualité de l’environnement. Le PGU s’appuie au niveau mondial sur ses quatre bureaux régionaux situés en Asie, en Amérique Latine, dans les Pays Arabes et en Afrique et sur un vaste réseau d’experts et d’institutions situés dans les différents pays pour mener à bien son action d’assistance et de renforcement des capacités institutionnelles. Le Bureau Régional pour l’Afrique (BRA) du PGU qui attire la participation de plusieurs acteurs présents aux niveaux national, régional, municipal et local, bénéficie du concours technique et financier de la Coopération Technique Allemande (GTZ).

Le Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains (CNUEH-Habitat) est l’agence d’exécution du Programme et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) assure la responsabilité du suivi et de l’évaluation.

En se focalisant sur les thèmes majeurs telles que la lutte contre la pauvreté urbaine, la gestion de l’environnement urbain et la gouvernance locale, le PGU cherche non seulement à renforcer les capacités institutionnelles des villes et des partenaires locaux, mais aussi à les équiper des techniques de consultations les plus éprouvées et des approches consensuelles les plus adaptées à la gestion urbaine. Cette approche pour un développement durable, nécessiter l’utilisation optimale des capacités existantes tant au niveau régional, national que local.

Le Programme de Gestion Urbaine a ainsi signé un contrat de partenariat avec l’Institut Africain de Gestion Urbaine (IAGU) portant sur l’exécution de services spécifiques dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de gestion de l’environnement urbain en Afrique de l’Ouest et plus particulièrement sur la Gestion des Déchets Biomédicaux dans les villes ci-après : Bamako (Mali), Cotonou (Bénin), Dakar (Sénégal) et Ouagadougou (Burkina Faso). Cette activités pourra faire l’objet d’une extension a d’autres villes de la sous-région compte tenu de l’importance de la question et des demandes reçues des villes partenaires.

  • En tant qu’Institution d’ancrage, l’IAGU a pour mission de
  • Constituer un panel d’experts du PGU ;
  • Conduire tout le processus de consultation locale ;
  • Etablir et exécuter une stratégie de gestion de l’information.
Activités à entreprendre et résultats attendus

Le PGU a confié à l’IAGU la tâche de conduire l’ensemble des activités liées à la consultation locale sur la Gestion des Déchets Biomédicaux dans les villes ci-après Bamako (Mali), Cotonou (Bénin), Dakar (Sénégal) et Ouagadougou (Burkina Faso).

Les objectifs ci-après étaient poursuivis :

  • l’évaluation de la situation de la gestion des déchets hospitaliers en général et biomédicaux en particulier ;
  • la sensibilisation des acteurs publics locaux, privés et communautaires sur les systèmes de gestion des déchets biomédicaux et les risques environnementaux qu’ils posent ;
  • la préparation et l’adoption du plan local stratégique de gestion des déchets biomédicaux ;
  • l’engagement et la disponibilité de la ville et des acteurs concernent à contribuer à la recherche de solutions et à leur mise en œuvre.

Dans chacune des villes retenues, l’IAGU a réalisé en étroite collaboration avec les autorités municipales, les responsables de la santé publique et les institutions locales partenaires, agissants comme maître-d’œuvre délégué :

  • une étude diagnostic,
  • une consultation locale, et
  • un projet de plan local d’action environnementale sur les déchets biomédicaux,
  • des images vidéo en pré-production.

L’IAGU a également réalisé, en post production, un documentaire vidéo d’environ 20 minutes sur la situation des déchets biomédicaux dans la sous-région. Il a organisé, en étroite collaboration avec le Bureau Régional et SKAT, une Consultation Régionale à laquelle ont été conviés les acteurs clés des villes étudiées, ainsi que les principaux partenaires.

Les résultats attendus du processus consultatif conduits dans les différentes villes ont été :

  • un profil environnemental de la gestion des déchets biomédicaux ;
  • un cadre local de concertation et de sensibilisation des principaux acteurs ;
  • un avant projet de plan stratégique de gestion durable des déchets biomédicaux ;
  • un film vidéo de 15 à 20 minutes pour sensibilisation, échange et formation au niveau régional.

Par ailleurs, le PGU a assisté l’IAGU dans le cadre du projet d’institutionnalisation du processus de Planification et de Gestion de l’Environnement au Sénégal qui comprend deux (2) volets :

  • l’institutionnalisation du processus à Hann ;
  • et la réplication du processus dans deux autres municipalités sénégalaises, à savoir Rufisque et Louga.

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 Réseau National du Sénégal de Recherche sur les Politiques Sociales en Afrique de l’ouest et du Centre (RRPS/AOC/Sénégal)
Le Réseau de Recherche sur les Politiques Sociales en Afrique de l’ouest et du Centre (RRPS/AOC) a été crée en 1995. Il est une application d’une résolution d’un groupe de chercheurs, décideurs et représentants de la société civile et d’agences de développement, réunis à Saly Portudal (Sénégal) en janvier 1994, sur l’initiative du Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI). Le but du réseau est de promouvoir sur le plan régional une recherche appliquée en vue d’aider à mettre au point une approche intégrée des politiques sociales afin de faciliter une meilleure compréhension des problèmes liés au développement social et de permettre des prises de décisions plus efficaces de la part des décideurs et des planificateurs. L’IAGU assure depuis 1995 la coordination scientifique du réseau national sénégalais de recherche sur les politiques sociales.

Objectifs du réseau

L’objectif principal du réseau est de générer des connaissances et des outils permettant aux Etats et à leurs partenaires sociaux de mieux cibler, formuler et assurer le suivi des programmes et projets de lutte contre la pauvreté. Plus particulièrement d’évaluer leur impact sur l’amélioration des conditions de vie et la qualité de vie des populations en particulier en matière d’accès des groupes vulnérables aux services sociaux de base(éducation, soins de santé primaires, eau potable, assainissement, nutrition, etc.).

A cet objectif général sont rattachés les objectifs spécifiques ci après :

  • Produire des connaissances sur la pauvreté et les enjeux, les défis et les opportunités du développement social des pays de la Région comme éléments de communication sociale et d’aide au processus de décision dans la formulation, l’application et le suivi des programmes de lutte contre la pauvreté à travers la réalisation d’une recherche/Action comportant d’une part l’évaluation des programmes et projets de lutte contre ce fléau et, d’autre part, des études thématiques d’ordre théorique et conceptuel sur la pauvreté et ses enjeux ;
  • Développer des méthodes, des outils et des indicateurs pour l’analyse, me suivi et l’évaluation des programmes et projets de lutte contre la pauvreté notamment de promotion des services d’éducation et de santé de base ;
  • Renforcer les capacités humaines et institutionnelles des pays et de la région en analyse, conception suivi et évaluation des programmes de lutte contre la pauvreté en particulier de promotion des services d’éducation et de santé de base par l’organisation de formations spécifiques et l’intensification des échanges de connaissances et d’expériences entre les acteurs du développement social;
  • Contribuer à initier le processus de formulation et d’application de politiques sociales explicites fondées sur l’équité grâce à la promotion de l’approche intégrée du développement des services d’éducation et de santé de base et de la communication sociale entre les partenaires.
  • Produire des informations et des données pertinentes fiables pour l’aide à la prise de décision en matière de politiques sociales. Le développement des méthodes, des outils et des indicateurs permettant d’analyser les politiques sociales et en évaluer les effets, en particulier sur les groupes vulnérables (pauvres, femmes, jeunes et enfants, etc.), occupe une place importante dans la stratégie du réseau régional dont la coordination régionale est logée au Bureau pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du CRDI (Dakar, Sénégal).

Au cours de la période 1995-1997 qui coïncide avec la Phase I, les réseaux nationaux du Mali, de la Guinée, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Cameroun et du Sénégal ont travaillé sur des thématiques différentes. Mais, elles ont toutes porté sur des problématiques de développement social.

Domaines d’intervention

Les domaines d’intervention du réseau sont la recherche/action, le développement d’outils et la construction d’indicateurs et le renforcement des capacités humaines et institutionnelles.

La recherche/Action

Evaluation du processus de développement des programmes nationaux de lutte contre la pauvreté

  • Etude des résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés à travers les méthodes classiques utilisées dans l’évaluation des projets ;
  • Identification et examen de la pertinence des causes de la pauvreté et des hypothèses sous-jacentes aux programmes en cours grâce à l’application des modèles d’analyse disponibles ;
  • Analyse des rôles et des responsabilités des différents acteurs dans le processus de développement de ces programmes, des ressources mobilisées par ces acteurs et des profits tirés ou pertes subies par les uns et les autres selon les méthodes de la recherche participative ;
  • Examen de la pertinence et de la fiabilité des mécanismes et des outils de suivi et d’évaluation de ces programmes utilisés grâce à une analyse comparée des expériences nationales en la matière.

Etudes thématiques d’ordre théorique et conceptuel sur la pauvreté et les enjeux, les défis et les opportunités du développement social

  • Définition et perceptions que les différents acteurs ont de la pauvreté et de la manière dont ils perçoivent les stratégies nationales de lutte contre le fléau et leur contribution à cette lutte ;
  • Rôle du capital social et de la promotion des services sociaux de base dans les stratégies de lutte contre la pauvreté ;
  • Adéquation entre les politiques macro-économiques et les stratégies nationales de lutte contre la pauvreté ;
  • Dynamiques des rôles et des responsabilités des différents acteurs du développement social (secteur public, société civile, secteur privé) et arrangements institutionnels nécessaires à la formulation et à l’application de politiques sociales nationales.

Développement d’outils et construction d’indicateurs

  • Identification des meilleures méthodes, outils et indicateurs en termes de pertinence, de fiabilité et d’adéquation au contexte spécifique de la région pour l’analyse, la conception, le suivi et l’évaluation des programmes de lutte contre la pauvreté grâce à une analyse comparée des expériences nationales en la matière
  • Elaboration d’une méthodologie performante pour le suivi et l’évaluation des programmes de lutte contre la pauvreté.

Renforcement des capacités humaines et institutionnelles

  • Organisation d’ateliers de formation en suivi et en évaluation des programmes de lutte contre la pauvreté (avec promotion de l’utilisation des « meilleures pratiques »
  • Organisation d’une formation régionale de niveau DESS sur les politiques sociales et la lutte contre la pauvreté ;
  • Appui à l’élaboration et à la diffusion d’un tableau de bord social annuel d’une douzaine d’indicateurs désagrégés par genre et par région dans chaque pays ;
  • Octroi de subventions de recherche sur la pauvreté et les politiques sociales ;
  • Intensification des échanges de connaissances et d’expériences entre chercheurs, décideurs, collectivités locales, ONG et autres acteurs du développement social à travers la mise en place d’une banque de données et d’un réseau électronique et diverses publications

Promotion de l’utilisation des « meilleures pratiques » identifiées, le cas échéant, après test et amélioration en partenariat avec les acteurs concernés, les communautés de base en particulier.

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 Réseau Francophone pour le Développement de l’Agriculture Urbaine (RFAU/AOC)
Contexte et justification

La décision de la création du Réseau Francophone pour l'Agriculture Urbaine en Afrique de l'Ouest et du Centre (RFAU/AOC) est l'aboutissement d'un processus dont les jalons ont été posés à l'occasion de l'atelier régional organisé par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) en juin 1998 à Ouagadougou (Burkina Faso). Cette rencontre par le truchement de ce qui en était le thème "Apport de l'agriculture urbaine à la sécurité alimentaire et à l'assainissement urbain en Afrique occidentale " avait été l'occasion d'un diagnostic situationnel critique et d'une analyse des enjeux qui structurent les orientations problématiques de l'agriculture urbaine en Afrique au sud Sahara

Le diagnostic avait permis de faire les constats suivants :

  • un manque de considération de l’agriculture urbaine dans l’élaboration des politiques macro-économiques et sectorielles ;
  • un déficit d’attention de l’agriculture urbaine de la part des administrations municipales dans les options institutionnelles du développement local des villes ;
  • une faible institutionnalisation des expériences en matière de promotion de l’agriculture urbaine ;
  • une sous-utilisation du savoir disponible et des compétences réelles et potentielles ;
  • une sous-estimation du rôle et de l’impact de l’agriculture urbaine dans la définition des Plans d’Actions pour l’Environnement (PAE) ;
  • une absence de concertation et de coordination intersectorielle des activités entre les différents acteurs du secteur (producteurs, chercheurs, association de consommateurs, opérateurs économiques, etc.) ;
  • une faible prise en compte de l’agriculture urbaine dans les instruments de planification urbaine.

A ces obstacles institutionnels et politiques, viennent s’ajouter les contraintes techniques et spécifiques suivantes :

  • un accès difficile aux moyens de production (crédit, intrants, eau, etc.) ;
  • une forte incidence environnementale et sanitaire liée à la toxicité des déchets (ordures ménagères, eaux usées domestiques, pluviales et industrielles, déchets chimiques des usines, etc.), à la pollution de l’air, aux effets néfastes des pesticides ;
  • une insuffisance de connaissance de l’agriculture urbaine et de son potentiel de production par manque de données statistiques et cartographiques fiables ;
  • une faible valorisation de l’agriculture urbaine et des produits agricoles;
  • un faible recyclage des déchets solides et eaux usées, combiné à l’absence de contrôle, quand cela existe .

De la prégnance des constats faits s'était dégagé un consensus sur la nécessité d'une réflexion plus soutenue sur ce secteur d'activités. Aussi, s'est-il imposé comme une recommandation primordiale des assises de Ouagadougou la mise en place de deux réseaux africains sur l’agriculture urbaine dont un francophone couvrant l’Afrique de l’ouest et du centre et l’autre anglophone concernant l’Afrique australe et orientale.

C’est à l’effet de matérialiser cette recommandation que l’IAGU, compte tenu de son expertise dans la formation, la recherche et le renforcement de capacités institutionnelles et techniques qu’il met en particulier au service des municipalités africaines, a été mandaté par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) pour animer et conduire le processus de mise en place du Réseau francophone et en assurer la coordination régionale.

Le réseau francophone qui ambitionne d’oeuvrer, de manière effective, à la promotion de l’agriculture urbaine en Afrique de l’Ouest et du Centre devrait couvrir sept (7) pays dans une première phase qui durera deux (2) ans avant de s’élargir dans d’autres pays après un processus participatif mature. Les pays concernés sont : la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal.

Le réseau devrait regrouper, à l’échelle de chaque pays, des institutions publiques, privées, municipales mais aussi des organismes de recherche, des associations (OCB, producteurs, consommateurs) de façon à favoriser l’échange d’informations, de connaissances et d’expériences dans le domaine de l’agriculture urbaine.

L'IAGU s'est chargé d'identifier, durant le premier semestre de l'année 1999, des institutions d'ancrage qui agissent en qualité de coordinations nationales du réseau dans les sept (7) pays concernés par le réseau francophone dans sa première phase. Les coordinations nationales du réseau sont :

  • Le PGU/ BNETD pour la Côte d'Ivoire ;
  • Le Centre Amadou Hampaté BA (CAHBA) pour le Mali meite@afribone.net.ml
  • La Chambre d'Agriculture du Bénin pour le Bénin kab@intnet.bj
  • Le Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI) pour le Sénégal ; radi@telecomplus
  • L'ONG Actions pour le Développement Rural Intégré (ADRI) pour le Niger ; adri@intnet.ne
  • L'ONG Tenmiya pour la Mauritanie tenmiya@toptechnology.mr
  • L'Ecole Inter-Etats d'Ingénieurs de l'Equipement Rural (EIER) pour le Burkina Faso sig@eier.org

Objectifs du Réseau

Objectif général

L’objectif général du réseau est de développer les connaissances et les capacités, de promouvoir une gestion adéquate de l’agriculture urbaine en Afrique au sud du Sahara , dans la double perspective d’un développement urbain durable et économique performante, notamment en ce qui a trait à la sécurité alimentaire.

Objectifs spécifiques

L’objectif général se rattache aux objectifs spécifiques ci-après :

  • documenter les différentes expériences en agriculture urbaine développées en Afrique de l’Ouest et du Centre et favoriser leur institutionnalisation et leur dissémination;
  • impliquer les villes, les administrations municipales et les collectivités locales dans le développement de l’agriculture urbaine ;
  • conduire des programmes coordonnés de recherche/développement ;
  • favoriser la constitution d’associations de producteurs dans les différents pays ;
  • former et appuyer les différents acteurs de l’agriculture urbaine sur les aspects techniques, institutionnels et politiques ;
  • exécuter des missions (consultance) d’étude et de recherche ;
  • sensibiliser les autorités (locales et centrales);
  • mobiliser des ressources pour la promotion de l’agriculture urbaine ;
  • assurer un mécanisme de transfert de connaissances et d’expériences entre les différents acteurs à l’échelle des pays membres et sur le plan régional ;
  • suivre et évaluer le processus de développement de l’agriculture urbaine en Afrique francophone de l’ouest et du centre.

Problématiques prioritaires du réseau

Les problématiques prioritaires retenues sont les suivantes :

  • Les stratégies de mobilisation et d’implication des autorités locales et des administrations municipales ;
  • le rôle et la place de l’agriculture urbaine dans les stratégies nationales de lutte contre la pauvreté urbaine et le sous - emploi;
  • le rôle que joue l’agriculture urbaine en tant que facteur d’assainissement de l’environnement urbain et péri-urbain (recyclage des déchets solides, notamment et les incidences positives en découlant au plan sanitaire);
  • le recyclage des eaux usées et la problématique de l’approvisionnement en eau des espaces horticoles urbains ;
  • l’agriculture urbaine confrontée dans certaines grandes villes au problème du déficit en eau et à la compétition en découlant avec l’usage domestique;
  • l’agriculture urbaine et ses incidences environnementales dans la gestion des écosystèmes municipaux ;
  • l’agriculture urbaine et ses incidences sanitaires sur les populations ;
  • la place et le rôle de l’agriculture urbaine dans le développement urbain, les dynamiques d’appropriation foncière et la croissance des villes ;
  • l’agriculture urbaine et la dimension genre;
  • l’agriculture urbaine et les contraintes institutionnelles, réglementaires et politiques constituant une sérieuse entrave à son développement;
  • l’interaction agriculture urbaine – agriculture rurale ;
  • les phénomènes migratoires et l’agriculture urbaine.

Secteurs d’intervention du réseau

Le réseau francophone pour l’agriculture urbaine en Afrique occidentale et centrale interviendra dans les secteurs de la recherche-consultation, de la documentation-diffusion et de la formation.

La recherche-consultation

Les coordinations régionales et nationales proposeront des projets aux acteurs de développement intéressés à la problématique de l’agriculture urbaine et exécuteront des mandats sur la base des besoins exprimés et des différentes demandes des organisations et institutions.

C’est dans ce sens que le réseau a met en œuvre actuellement un projet de recherche/consultation pour le développement durable de l’agriculture urbaine en Afrique de l’Ouest. Ce projet a pour objectif d’identifier les enjeux prioritaires liés à l’agriculture urbaine des capitales des sept (7) pays concernés par le Réseau en rapport avec la réutilisation des eaux usées et la problématique foncière, de passer en revue les contraintes du secteur et de proposer des plans d’actions municipales (PAM). La visée, à travers la recherche/consultation sur l’agriculture urbaine est de contribuer au développement de ce secteur pour la croissance durable des villes ouest africaines et l’amélioration des conditions de vie des producteurs.

Le réseau sert de lien et constitue un cadre d’échange d’expériences, d’initiatives et de pratiques développées par des acteurs locaux ou nationaux.

La coordination régionale devrait faciliter l’échange de concepts directeurs au plan méthodologique entre les différentes coordinations et la mobilisation de financements pour la mise en œuvre des activités de recherche. En plus des projets régionaux qui constituent les activités de base fondamentales à l’existence et à la vitalité du réseau, les coordinations nationales peuvent aussi négocier, à l’échelle de leurs pays, des subventions pour conduire des micro-projets, mais surtout exécuter des sous-contrats. Elles pourront également conduire des études de cas sur, par exemple, des expériences innovantes et les faire partager avec la coordination régionale. Le succès des coordinations nationales devrait d’ailleurs se mesurer par leur capacité de négociation de fonds au niveau national.

La documentation-diffusion

Les activités de la documentation-diffusion tourneront autour de :

  • la mise en place de banques de données sur l’agriculture urbaine ;
  • l’organisation d’ateliers nationaux et régionaux spécifiques;
  • la capitalisation et la diffusion intra et inter-réseaux en vue d’un partage des expériences, outils et méthodologies, pour éviter la duplication des travaux et harmoniser les méthodologies;
  • la publication de rapports de séminaires organisés par le réseau ;
  • les échanges avec le réseau anglophone et les autres réseaux existants;
  • la création et l’animation d’un site WEB ;
  • la publication d’articles scientifiques, d’expériences éprouvées, de savoir et savoir-faire locaux en agriculture urbaine et de lobbying.

Formation et développement des capacités

Les activités de formation et de développement des capacités porteront essentiellement sur l’organisation de sessions de formation de courte durée pour les différents acteurs incluant les producteurs, les chercheurs, les associations de base, les ONG, les administrations municipales et publiques sur des thématiques relevant de l’agriculture urbaine. La priorité sera accordée aux producteurs, aux organisations communautaires de base (OCB) et aux professionnels municipaux. Les échanges d’expériences dans le domaine des pratiques et sur le plan méthodologique occuperont une place importante dans le volet formation et renforcement des capacités du réseau francophone.

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 Centre de Formation et de Transfert de Technologies sur les Déchets Dangereux (Convention de Bâle-PNUE)
A l’issue d’un processus de sélection, l’IAGU a été choisi par le Gouvernement du Sénégal et confirmé par le Secrétariat de la Convention de Bâle pour abriter le centre de formation et de transfert de technologies sur les déchets dangereux qui polarise vingt-deux (22) pays en Afrique. Le centre est animé par un coordinateur expert permanent de l’IAGU qui a à son actif, une grande expérience sous-régionale dans la gestion, le traitement et l’élimination des déchets dangereux.

But et objectifs du centre

Buts:

  1. Promouvoir la mise en œuvre de la Convention de Bâle ;
  2. Évaluer des situations nationales concernant la gestion des déchets dangereux ;
  3. Renforcer des capacités des pays de la sous-région à gérer les déchets dangereux et autres déchets d’une manière écologiquement rationnelle ;
  4. Faciliter les mécanismes de transfert de connaissances en matières de technologies et de circulation de l’information en ce qui a trait à la gestion des déchets dangereux.

Objectifs:

  1. Renforcer les capacités techniques et de gestion (managing) des différents acteurs de la gestion des déchets dangereux des pays concernés ;
  2. Promouvoir la coopération en matière de prévention et de suivi du trafic illicite des déchets ;
  3. Catalyser la coopération entre la convention de Bâle et celle de Bamako ;
  4. Contribuer à l’établissement de normes environnementales dans la sous-région francophone ;
  5. Mettre en place une banque de données ;
  6. Contribuer à la mise en place de programmes nationaux de gestion des déchets dangereux ;
  7. Former des cadres, des responsables d’entreprises et des services de santé, des douaniers et autres compétences locales ;
  8. Impliquer les ONG et les autres segments de la société civile dans la gestion des déchets dangereux ;
  9. Sensibiliser les industries, les collectivités locales et les autres décideurs sur la gestion des déchets dangereux ;
  10. Conseiller sur la préparation des directives techniques, sur la gestion/élimination des déchets dangereux (décharges spéciales contrôlées, résolution des problèmes spécifiques relatifs aux déchets dangereux).

En tant que membre permanent du Comité directeur du Centre, l’IAGU assure la tâche de rapporteur au sein de cet organe.

Le Comité directeur dispose d’un Comité opérationnel léger, composé de la Direction de l’environnement et des établissements classés, point focal de la Convention de Bâle, de l’IAGU en tant que structure d’accueil du Centre, de l’Institut des sciences de l’environnement et du Laboratoire de toxicologie de la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et de l’École supérieure polytechnique de Thiès. Le Comité opérationnel assure la gestion du Centre et son fonctionnement est coordonné par l’IAGU.

Les tâches du coordonateur sont:

  • D’assurer le secrétariat du comité opérationnel ;
  • D’administrer les crédits du centre ;
  • D’élaborer les rapports techniques et financiers de chaque activité exécutée ;
  • D’organiser les réunions, de rédiger et de diffuser les rapports ;
  • D’assurer un processus dynamique de transfert des informations de façon permanente à temps utile ;
  • D’assurer le suivi des tâches du comité opérationnel ;
  • D’assurer le suivi du partenariat entre le centre et l’extérieur ;
  • D’assurer la représentation du centre ;
  • D’assurer la gestion matérielle du centre ;
  • D’appuyer les points focaux pour faciliter la communication avec le centre.

Dans ce cadre, l’IAGU a déjà mené les activités suivantes:

  • Processus d’élaboration du montage institutionnel du centre ;
  • Participation à la réunion du Comité directeur consacrant le démarrage effectif des activités du centre ;
  • Préparation et participation à l’atelier régional de formation à la réalisation d’inventaires nationaux de déchets dangereux dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de Bâle en Afrique francophone ;
  • Coordination des activités du centre :
    • Élaboration du rapport des travaux du Comité directeur ;
    • Préparation du projet PCB-Côte d’Ivoire ;
    • Contact pour la mise en œuvre d’un projet PCB au Sénégal ;

Préparation de l’exécution du budget pour le démarrage des activités du centre.

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 Point Focal du Ressource Centre on Urban Agriculture and Forestry
L’IAGU a conclu en 2000 un protocole de partenariat d’une durée de quatre ans avec le Ressource Centre on Urban Agriculture and Forestry (RUAF) au fin d’être le point focal de cette institution en Afrique de l’Ouest et de mettre en œuvre au niveau régional les activités de cette institution.

Le Resource Centre on Urban Agriculture and Forestry (RUAF) qui a démarré ses activités au mois d’octobre 1999 a pour but de faciliter l’intégration de l’agriculture Urbaine dans les politiques et plans de développement des villes et la formulation de projets sur l’agriculture urbaine avec participation active des acteurs locaux. Les informations fournies par le RUAF ont pour objectif de susciter la réflexion sur ce secteur d’activités et d’alimenter la recherche sur cette thématique en vue de dynamiser le secteur et de lever les différentes contraintes auxquelles il est confronté.

Pour mettre en œuvre ses activités, le RUAF s’appuie sur des points focaux dans cinq (5) régions :

  • Amérique latine et Caraïbe
  • Afrique de l'Est et du sud
  • Maghreb / Moyen Orient
  • Afrique de l’ouest
  • Asie du sud et de l'Est

Le rôle des Points Focaux Régionaux dans le contexte du RUAF

Les points focaux régionaux jouent un rôle central dan la collecte, l'échange et la dissémination d'information sur l'agriculture urbaine dans leur région (projets, résultats de recherches, cadre politique et planificateurs, manuels de formation, pratiques éprouvées, …) et dans les établissements. Ces activités doivent être menées de concert entre le niveau global du programme et les acteurs aux niveaux régionaux et locaux.

Les points focaux régionaux sont ainsi impliqués dans les tâches suivantes :

  1. La promotion de réseaux et la documentation et les échanges sur des expériences en agriculture urbaine dans leur région et avec d'autres régions (sud aussi bien que Nord)
  2. La participation dans l'analyse des besoins régionaux
  3. La production et la distribution d'une copie sur papier adaptée régionalement de la «Urban Agriculture Newsletter» (lettre de réseau sur l'agriculture urbaine) en langue locale
  4. L'établissement et l'entretien d'une base de données régionale en agriculture urbaine (personnes-ressource, données bibliographiques, matériels éducatifs et audiovisuels)
  5. Approvisionnement au RUAF en descriptions d'expériences locales documentées méritant d'être disséminées sur le plan global
  6. La sensibilisation de partenaires locaux dans l'agriculture urbaine visant leur participation dans des conférences électroniques globales
  7. En relation avec les points b, d et e, les points focaux régionaux commanditeront des contributions qui remplissent des lacunes dans les connaissances ou qui documentent et examinent des expériences existantes
  8. Les points focaux régionaux joueront également un rôle dans la traduction et la distribution au niveau local du recueil d'articles sur l'agriculture urbaine publié par RUAF-ETC avec la GTZ et la DSE ainsi que d'autres publications éventuelles
  9. Si possible, le développement d'un service Questions-Réponses en langue régionale.

L’IAGU a été sélectionné comme RUAF Régional Point Focal pour l’Afrique occidentale et centrale.

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